Conditions de transport vers les abattoirs... à revoir !

Une campagne est organisée depuis l'Angleterre contre les conditions déplorables de transport des chevaux depuis la Pologne vers l'Italie, la France et le Belgique. La Pologne, non consommatrice de viande de cheval, exporte à bas prix ses chevaux en surnombre ou en fin de vie vers l'Europe (90% vers l'Italie et 10% vers la France et la Belgique). Lors de ces déplacements, les chevaux peuvent endurer plus de 95 heures de transport sur 2500km. Selon l'association Viva, ces chevaux ne recevraient bien souvent ni nourriture, ni eau, ni repos lors de ces fastidieux déplacements. Même si les pratiques progressent timidement grâce à des directives françaises et européennes sur les conditions de transport, les associations anglaises veulent faire pression sur les autorités polonaises à travers leur propre gouvernement. En France, les associations de protection équine sont plutôt axées vers la défense de nos chevaux, maltraités ou mis à la retraite, et contre l'hippophagie. Le combat pour de meilleures conditions de transport des animaux est plutôt le fait d'associations généralistes comme la SPA. (24/04/2002)
# Posté le mercredi 05 juillet 2006 12:15

Condamnation à la prison ferme pour la mort de 19 chevaux

Un homme de 24 ans vient d'être condamné aux Etats-Unis à un an de prison ferme et deux ans de probation pour avoir déclenché l'incendie d'une écurie, provoquant la mort de 19 chevaux. Pensant qu'il serait amusant d'effrayer les chevaux, le jeune homme avait jeté un pétard dans l'écurie provoquant l'incendie fatal. Accidentellement ou non des écuries françaises sont aussi touchées par le feu. Il y a un mois le club hippique de l'Etrier de Claye Souilly était partiellement détruit par incendie causé par deux enfants de 9 et 10 ans qui se seraient amusés dans les écuries avec un briquet. Fort heureusement aucun cheval n'avait été touché. Si la sanction est nécessaire, seule l'éducation peut éviter à la bêtise de prendre le dessus.(22/04/2002)
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 12:14

Tout en détails!

Les chevaux sont épuisés. De mauvaise grâce, ils se laissent tirer par la bride hors des camions, qui arrivent de Lituanie et viennent faire étape dans ce centre vétérinaire aux confins de la frontière polono-tchèque. Certains boitent, d'autres souffrent de lésions internes et de blessures, d'autres encore sont prostrés sur les genoux de leurs jambes antérieures, saignat des naseaux et des flancs, résultat des cahots de la route et des chocs contre les parois et les barreaux du véhicule. Ils boivent avidement l'eau dont ils ont été privés trop longtemps. Les vingt et une bêtes roulent depuis plus de vingt heures et ils en ont encore pour .... 3 jours, destination: Cagliari, en Sardaigne, soit un calvaire de plus de trois mille kilomètres à travers sept pays européesn de la Baltique à l'Italie et avec l'abattoir en fin de parcours.
TOUT CA POUR ALIMENTER NOS BOUCHERIES.
Même destination et même parcours d'enfer pour un second véhicule qui vient de se ranger le long de la façade d'un gris sale du centre vétérinaire de Zebrzydowice. Il vient du nord de la Pologne et son équipage ne prend même pas la peine de décharger les bêtes et de la abreuver. D'ailleurs, tant le vétérinaire polonais que son collègue tchèque se contentent d'un bref regard à travers les barreaux du bahut, avant d'accorder la persmission aux transporteurs de poursuivre leur route.


Toutes proporions gardées, les conditions de transport sont pires encore chez les polonais, dont le camion vibre et tremble des coups de sabots et des déplacements erratiques des vingt-six chevaux qui y sont entassés sur un espace réduit. Si réduit, qu'au moindre choc, les bêtes se donnent mutuellement des bourrades dans les côtes, malgré les brides de grosses cordes qui les retiennent à la paroi du véhicule, mais leur écorchent yeux et naseaux à la moindre tension.
Le stress et la douleur rendent les animaux agressifs

Certains s'agitent dans tous les sens, mordent leurs voisins, essaient de se cabrer, malgré l'exiguïté de leur enclos.
Un bai glisse sur le sol recouvert d'une mince couche de paille et atterit entre les sabots nerveux de ses voisins. Position dont l'un des convoyeurs vient l'extraire en tirant brutalement sur sa corde, pour ne pas courir le risque d ele retrouver à l'état de cadavre à son arrivée dans le port méridional du Bari.
Les convois polonais et lituaniens ne sont pas les seuls à sillonner cette route de la mort. Ils sont des milliers à faire la navette entre l'Europe orientale et méridionale, pour combler l'appétit des Belges, des français et des Italiens en viande de cheval et ce sont quelques 100.000 équidés qui sont ainsi véhiculés pour être équarris dans les abattoirs de Bologne, Milan, Cagliari et Bari, parfois Palerme et Bordeaux.

Une affaire juteuse tant pour les expéditeurs que pour les industriels de la viande, les supermarchés et les restaurants, dans la mesure où les marges bénéficiaires dans ce domaine sont énormes. Si les paysans et les kolkozes d'Europe de l'Est se satisfont déjà d'une centaine de marks (2000 FB - 350 FF), les revendeurs se sucrent avec d'autant moins de honte que la viande de cheval fraîche, riche en protéines, et surtout celle de poulains, est très prisée en France et en Italie. Le kilo y avoisine les 420 FB ( 70 FF) dans les supermarchés et le steak peut atteindre le double dans un restaurant.


Marchands ou transporteurs, peu se soucient en réalité de la fragilité du cheval, qui a besoin de 60 litres d'eau par jour en période de canicule et supporte encore moins bien que les bovidés, les longs transports par route.

Une totale indifférence qu'illustre, en l'occurence, la maltraitance généralisée, l'insuffisance des plages de repos et l'absence d'une surveillance vétérinaire digne d ece nom. Que des milliers d'équidés soient blessés ou même meurent en route laisse les maquignons parfaitement de marbre, dans la mesure où une certaine part de "déchets" est incluse dans le prix de revient.
La plaque tournante de ce commerce est la ville polonaise de Zebrzydowice. Par le parking du centre vétérinaire de la localité transitent environ 600 camions par mois, dont la moitié concerne le transport de chevaux. Soit quelques 7000 bêtes, dont les deux tiers en provenance des stales polonaises, qui passent ainsi par ce noeud routier et gagnent les abattoirs du sud de l'Europe.

Les chevaux destinés à l'abattoirs ont droit à un repis de 24 heures pour être nourris, soignés et se coucher sur la paille, indépendamment des deux haltes d'une heure chacune également prévues entre les étapes. Telles sont du moins les directives de Bruxelles auxquelles doivent théoriquement se soumettre les convoyeurs d'animaux, qu'ils viennt de l'extérieur de la communauté européenne ou y circulent.
Théoriquement, car les pauvres bêtes ont déjà réintégré leur bahut après trois heures à peine, avec la bénédiction du service vétérinaire local, qui a apposé son cachet de conformité sur la feuille de route, confirmant 'l'excellent état d'hygiène et de confort dans lequel voyagent les animaux, conformément à la législation en vigueur.


C'est ensuite la course jusqu'au relais suivant qui est atteint au terme de la deuxième journée.
Lorsque en fin d'après-midi Redics et la frontière slovène sont en vue, les bêtes ont sombrés dan s l'apathie et laissent pendre lamentablement la tête. Ici non plus pas le moindre centre de soins digne de ce nom. Les chevaux sont sui faibles que certains gisent sur le sol. Mais comme dans cette position, les bêtes peuvent pourir si elles y restent trop longtemps, le convoyeur lutte comme un forcené pour les ramener brutalement à la position verticale, tandis qu'un aide bourre le pauvre animal de coups de fourche dans le flanc, lui le pousse à se tétablir en le bombardant d'électrochocs.
Des scènes pareilles, chevaux maltraités, jambes brisées par les armatures du camion, étranglés par des brides trop serrése ou piétinés par les sabots de leurs congénères sont fréquents.
......
C'est dans un état d'abrutissement et de fatigue avancé que qu'ils arriveront après quatre jours et cinq nuits de souffrance à l'abattoir de Cagliari, l'un à l'oeil crevé, l'autre une jambe cassée et un hongre des plaies suppurantes à l'arrière train.
Un calvaire de trois mille kilomètres qui dans quelques heures va prendre fin par un coup de marteau.
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# Posté le mardi 04 juillet 2006 11:40

Avertissement

Les épidémies de trichinellose survenues en Italie et en France fin 1975 mettaient en cause une espèce animale, le cheval, qui n'était pas auparavant considérée comme un risque vis-à-vis de cette pathologie. La règlementation européenne ne concernait alors que le contrôle de la viande de porc.

L'obligation de rechercher les trichines dans les viandes fraîches de cheval a été apportée par la directive 91/497/CEE (29.071991) du Conseil des Communautés Européennes modifiant et codifiant la directive 64/433/CEE relative à des problèmes sanitaires en matière d'échanges intra-communautaires de viandes fraîches et étendue à la production et la mise sur le marché européen de viandes fraîches (article 42 de la nouvelle directive 64/433/CEE). Des mesures sanitaires nationales avaient pu être prises auparavant en France ou en Italie après la survenue de nouvelles épidémies.

La gestion du risque de trichinellose lié à la consommation de viande fraîche de cheval est actuellement basée sur la recherche de trichines sur chaque carcasse d'équidé. Ce contrôle se fait à l'abattoir et la viande ne peut être commercialisée qu'au vu du résultat satisfaisant (absence de larve) de l'analyse. Lors d'importation dans l'Union Européenne de carcasse ou de viande fraîche, l'analyse doit avoir été effectuée dans le pays où a eu lieu l'abattage. L'abattoir doit être agréé pour pouvoir exporter vers l'Union Européenne (UE). Le contrôle est attesté sur un document d'accompagnement des viandes. Les équidés vivants importés pour la boucherie sont contrôlés après abattage dans le pays importateur. Il est à remarquer que l'objectif de la réglementation européenne actuelle est de n'importer ou de n'échanger dans l'UE que des viandes négatives au contrôle systématique des carcasses mais pas de signaler les éventuels résultats positifs.

Lorsque les investigations d'un état membre de l'UE ont permis de cibler l'origine géographique d'une épidémie de trichinellose humaine, cet état peut prendre des mesures temporaires de contrôle renforcé ou d'interdiction à l'importation vis-à-vis du pays en cause. Ces mesures doivent ensuite être reprises par une décision communautaire.

Les méthodes pour la recherche en laboratoire de Trichinella ont été définies par la directive 77/96/CEE du Conseil (21.12.1976), modifiée ultérieurement pour améliorer la sensibilité de la détection. Pour le cheval, le contrôle parasitaire porte sur un prélèvement d'un des muscles les plus susceptibles de révéler la contamination, masséters ou langue ou diaphragme. Le poids minimum de viande à analyser qui était dans un premier temps de 1g a été porté à 5 g par la directive 94/59/CEE. Les échantillons de plusieurs chevaux peuvent être groupés mais le poids total de viande à examiner ne doit pas dépasser 100g par analyse. Un maximum de 20 chevaux peuvent être ainsi contrôlés simultanément. La recherche de trichines se fait après digestion enzymatique de la viande pour libérer et mieux visualiser les larves.

Concernant les viandes congelées, non soumises à cette obligation de contrôle, des couples temps - température à appliquer en fonction de l'épaisseur des morceaux sont définis dans les directives européennes.

L'épidémie survenue en France en 1998, attribuée à une carcasse de cheval importé faiblement infestée, peut conduire à une modification du poids de l'échantillon de viande à analyser. La gestion du risque pourrait être améliorée par un élargissement de la réglementation à l'importation basée sur une analyse de risque. Le statut sanitaire des pays exportateurs vis-à-vis de la trichinellose du porc et du cheval serait aussi pris en compte. Les pays ou zones non indemnes pourraient alors faire l'objet de mesures particulières pour exporter telles que l'obligation de la congélation ou la mise en place de contrôles renforcés. Cela ne sera possible que si les trichinelloses animale et humaine font l'objet de systèmes nationaux de surveillance satisfaisants.
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# Posté le mardi 04 juillet 2006 11:38

Des animaux mourants

Le 16 juin, à Semoutiers, lors d'un contrôle avec la gendarmerie, le chargé d'enquêtes de One Voice a repéré un camion sur une aire d'autoroute. Il transportait 27 chevaux de l'Espagne vers la Belgique.
À l'ouverture des portes du camion, les gendarmes et notre enquêteur ont découvert des chevaux et des poulains entassés, certains gravement blessés, tous dans un état de malnutrition et de déshydratation très avancé.
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Une jument décède

Une jument était couchée, dans l'incapacité de se relever, la tête ensanglantée, écrasée par les autres animaux, comme c'est souvent le cas dans ce type de transport. Un vétérinaire a été appelé en urgence, mais l'animal est décédé avant qu'il ne puisse intervenir.

Ni eau, ni nourriture

L'autopsie aussitôt pratiquée a révélé que la jument n'avait été ni nourrie ni abreuvée depuis plus de 48H. Les animaux survivants ont été emmenés sur une aire de repos où ils ont reçu des soins d'urgence et une nourriture appropriée à leur état de maigreur. Un maréchal ferrant est également intervenu. D'après le vétérinaire, certains animaux pourraient encore mourir des mauvais traitements qu'ils ont subi.

Transport illégal

Le chauffeur du camion était accompagné d'un homme qui ne conduisait pas, et avait deux disques de transport. Tous deux ont été placés en garde à vue. Une plainte a été déposée par One Voice pour actes de cruauté envers animaux.

Sauvetage

La DSV confie la garde provisoire des chevaux à One Voice qui a proposé d'accueillir les animaux et de prendre en charge tous leurs soins. Les analyses sanguines effectuées révèlent alors que l'un des chevaux serait porteur de l'anémie infectieuse. Tous risquent l'euthanasie. Des examens complémentaires viendront heureusement infirmer ce résultat.

Procès
Le transporteur et son accompagnateur ont tous deux été condamnés au terme du procès qui s'est déroulé le 27 septembre à Chaumont. Les contraventions ont porté notamment sur le transport d'animaux sans respect des conditions de confort, salubrité ou sécurité ; le transport d'animaux non identifiés ; mais aussi pour mauvais traitements.

Procédure
La procédure classique en cas de saisie consiste à renvoyer les animaux dans leur pays d'origine. Mais l'Espagne refuse le retour des chevaux. Ils doivent donc être euthanasiés. Des négociations s'engagent alors entre Muriel Arnal, la présidente de One Voice, et la direction générale de l'alimentation.

Une exception
Aux termes de ces négociations, le ministère de l'Agriculture accepte exceptionnellement de confier les chevaux à One Voice, qui aura en charge de leur trouver un lieu d'accueil. Le 2 août, ils sont transférés vers les différents refuges ayant accepté de les accueillir.
Campagne de contrôles

L'association tient particulièrement à remercier la gendarmerie pour sa mobilisation dans cette affaire. Depuis un an, One Voice et l'escadron départemental de sécurité routière de Haute-Marne, sous le commandement du Capitaine Stanek, collaborent chaque semaine, lors de contrôles des camions qui transportent des animaux vers les abattoirs ou l'engraissement. De nombreuses infractions ont été relevées, dont One Voice fera bientôt état auprès du ministère de l'Agriculture.
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# Posté le mardi 04 juillet 2006 11:35